Geschichte und Geschichten 

Meine Familie im Zweiten Weltkrieg

Auf dieser Seite befinden sich Fotos, welche etwas mit den Episoden 1- 3 zu tun haben. Diese Fotos bieten zusätzlichen Kontext zu den Erzählungen

Beschriftungen: Bild des Hauses in dem José die ersten Jahre aufwuchs, Bild des Nachbarshaus, Strasse in Bouxwiller 2017, Historische Synagoge Bouxwiller, Metzgerei ebendort 2017, Bastberg, Bouxwiller heute 

von links nach rechts: Aimée, Simone, Myrtil, Irma, José, Leonie, Camille, Nicole und Roger
 Beziehung zu José: Bruder, Schwester, Vater, Mutter, Ich, Grossmuter, Grossvater, Schwester, Bruder

Maginot-Linie, Plan des Westfeldzug, Zerstörung Rotterdams, Deutsche Panzer beim Westfeldzug, Hitler in Paris, Deutsche Soldaten vor dem Arc de Triomphe

Gilbert Weil

.

Bouxwiller, juin 1940 : presque tous les soldats français sont partis. Les derniers installent un canon devant la Schule et l’entourent de sacs de sable.
Dans la cour de la Gendarmerie, les gendarmes brûlent leurs papiers.

Des jeunes partent vite, chacun avec une valise et un sac, avant l’arrivée des Allemands.
M. Carbiner arrache, sur les panneaux de la Mairie, les affiches françaises.

.

Dans les rues, personne… Les premiers soldats allemands arrivent. L’un d’eux monte décrocher le drapeau français de la Mairie. Un autre crie « Sieg Heil ! ».
Tous se font photographier avec le drapeau devant la Mairie, entre leur camion et leur canon.

Papa dit : « Nous, ils ne nous feront rien. Je n’ai pas d’ennemi ! S’ils veulent fermer le magasin, on vivra avec les légumes du jardin. » Un matin, ils viennent tout prendre dans le magasin. Un officier avec un chien très méchant leur crie des ordres.
Un soir, un soldat allemand sonne et demande un peu de café moulu. Il dit : « Vous êtes juifs ! Partez tant qu’il est temps ! Le « cœur nous a saigné » de voir ce qu’ils ont fait avec nos Juifs ! Partez vite ! » .

Le 14 juillet, ils viennent nous chercher. « Vous avez une heure pour venir à la Mairie, avec une valise et une couverture. Tout ce que vous avez appartient maintenant au Reich allemand ». On nous met dans des camions. Madame Hauser, qui habite notre maison, regarde et pleure.
Dans le camion, on nous donne un papier marqué : « Elsass Muss Judenrein Sein » [L’Alsace doit être pure de Juifs]. Il fait nuit noire quand nous arrivons à un camp avec des baraques et des barbelés tout autour. Quelqu’un dit : « C’est Schirmeck »

.

Dans la baraque, éclairée par juste une ampoule au plafond, on dort sur des paillasses sales, dans des lits superposés.
Le matin tôt, ils crient « Raus » et font l’appel. Toute la journée, on roule en camion. Le soir, on est à Dôle, dans une caserne. Des dames viennent avec une cuisine sur roues distribuer un peu de soupe.

Le lendemain, on traverse un pont à Parthenay. On est dans le Jura, en « zone non occupée ». Ils jettent tout le monde sur la route. Des gendarmes nous font monter dans un train. À chaque arrêt, ils font descendre vingt personnes. Nous, on descend à Vercia. On dort sur de la paille dans une salle. On n’a rien. Et on n’a presque rien à manger…

.

.

Die Route der Familie Metzger: Bouxwiller- Schirmeck - Dole - Pont à Parthenay - Villers-Roberts - Macornay

Fotos aus der Familiensammlung, Haus in Macornay